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JOURNAL

DE

PHARMACIE

TOME XV,

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PARIS. IMPRIMERIE DE FAIN, RUE RACINE, N». 4,

Place rOdeon.

JOURNAL

DE PHARMACIE

ET

DES SCIENCES ACCESSOIRES,

RÉDIGÉ

Par mm. P. - J. Bouillov - Lagrange , L. - A. Plauchb ,

P. - F. - G. BOULLAT , J. - P. BoUDET , J. - J. ViRBT ,

J. Pelletier, A. Busst^ E. Soubeirait» O. Heurt fils;

ET

BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ DE PHARMACIE

DE PARIS,

Rédigé par M. Hehbt, et par une Commission spéciale.

Major coUectis viribns exit.

TOME QUINZIÈME.

A PARIS,

CHEZ LOUIS COLAS FILS, LIBRAIRE,

KDE DAUPHIRE, H'. 3a.

■■■■

iSap.

JOURNAL

DE PHARMACIE

BT

DES .SCIENCES ACCESSOIRES

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sac

N*". ^^ 15*. Année. Janvier 1829.

NOTE

Sur l'existence de la cholestérine dans Vhuite de jaunes d* œufs ^ par M. TjECavv^ pharmaeiàn,

Lorsqu'après avoir séparé par le fiitte la malière solide qui se dépose par le refroidissement de l'huile de jaunes d'œufs récemment préparée , on expose le li- quide huileux à l'action d'une température inférieure à celle de 10°, il s'en sépare de nouveaux flocons sem- hlahles aux premiers , et comme eux essentiellement formés de stéarine. Ils se comportent en effet , ainsi que l'a fait voir notre habile confrère M. Planche, d'une manière tout-à-fait analogue à celle des stéarines qu'on rencontre dans plusieurs huiles animales et végétales, dans leur contact avec l'alcool , les alcalis caustiques ; et nous nous sommes assurés, M. Bussy et moi , dans le courant de nos recherches sur les matières g'rasses, qu'ils XV*. Année. Jan^/ier 1829, 1 .

a JOtJRI«AL

fournissaient aussi les mêmes produits à la distillation» Mais 9 si , au lieu d'exposer au-dessous de 10*» le liquide huileux obtenu à la température ordinaire de 18 à 28«, on l'abandonne à lui-même à la température moyenne de 12 à 1 j au bout de quelques jgnn's,on remarque qu'il s'en sépare , sous forme de lames brillantes et na- crées, une nouvelle matière solide parfaitement dis- tincte de la stéarine, qu'on ne peut en aucune manière confondre avec elle.

C^tte matière ,^ qui parait exister dans l'buîle d'ceufs pour 3^ environ de son poids, peut être obtenue sensi- blement pure en filtrant le liquide qui la laisse déposer, et comprimant fortement entre des feuilles de papier non collé le résidu restée sur le filtre ; elle est alors en masse cotnpacte, dure, cassante, presque complètement inco- lore, insipide et d'une légère odeur d'huile d'œufs. L'eau ne la dissout pas« L'alcool et l'éther la dissolvent au con- traire avec assez de facilité, surtout à chaud, sans qu'elle leur con;imunique la propriété de réagir sur les réactifs colorés; et y par le refroidissement , la laissent déposer presque en totalité sous forme d'écaillés brillantes , na- crées et du plus beau blanc.

Si, après l'avoir parfaitement purifiée au moyen d'une ou de deux cristallisations dans Talcool, lavoir compri- mée de nouveau,, puis enfin séchée au bain-marie, on vient à l'exposer à l'action de la chaleur, on voit qu'elle se fond vers le 145** du thernioinètre centigrade, et qu'à une température plus élevée elle se décompose et.se vo- latilise en partie sans paraître i^oduire d'acides gras.

La potasse caustique enr dissolution concentrée ne la dissout pas et ne parait pas l'altérer. Du moins , j'en ai fait bouillir pendant près d'une heure une partie dans 10^ parties d'eau contenant la moitié de son poids de po- tasse caustique, et, 4u bout de ce temps , la matière mise en expérience n'avait mille|nent changé, de fusibilité; la^

V

DE PHAABiAGiE» 3

inpeUr alcaline qu elle surnageait, sursaturée par lacide hjdrochlorique , ne s'est pas troubléèv

Il semble r^ultef des expériences précédentes, que la matière séparée de Thuile de jaunes d'oeufs , présente les principaux caractères de la matière cristalline des cal-^ culs biliaires , à laquelle M. Ghevreul a donné le nom de icholestérine , et doit par conséquent lui être assimilée. Son point de fusion est , il est vrai , de quelques degrés plus élevé que celui de la cbolestérine \ mais cette légère différence ne me semble pas de nature à empêcher de rapprocher IVne de l'autre deux substances ^ dont les propriétés essentielles sont identiques. Dans Tèxamen des principes immédiats organiques, quonne peut guère se flatter d'avoir obtenus dans un état parfait de pureté, il est, selon moi, bien plus rationnel d'assimiler tous ceux dont les propriétés vraiment caractéristiques sont sem-« blables , que d'en faire autant d'espèces particulières» Rien d'ailleurs ne s'oppose h ce que Ton considère , si l'on veut, la matière cristalline de l'buile d'oeufs comme une variété de cbolestérine, de même qu'on admet plusieurs variétés de stéarine diversement fusibles»

L'existence de la cbolestérine dans le jaune d'oeuf, oit MM. Planche, Cbevreul, John avaient déjà reconnu la présence d'une huile fixe, de l'albumine, de l'albumine modifiée, du soufre, d'un acide libre présumé être le phosphorique , d'une matière brunâtre soluble dans l'al- cool et Téther, d'une matière colorante rouge et d'une au- tre matière colorante jaune, est d'autant plus remarqua- ble, que M. Cbevreul, en examinant les propriétés de cette dernière matière jaune, avait cru lui reconnaître une grande analogie avec la matière jaune de la bile*

Il eût été curieux de rechercher si toutes les huiles fournies par les œufs d'oiseaux contiennent également de la cho^stérine , et de plus , si ce principe ne se re- trouve pas aussi dans les oeufs de poissons, avec lesquels

1.

4 JOURNAL

les œufs d'piseâux ont., comme on sait , paries analyses de MM. Yauquelin et Morin, une grande analogie; mais la difficulté de me procurer ces matiéte^grasses en quan- tité suffisante pour les bien étudier , ne ma pas permis d'entreprendre les recherches auxquelles j'aurais désiré me livrer. Je nai pu également tenter les expériences auxquelles j'aurais voulu soumettre la partie graisseuse qui avoisine l'ovaire de la poule. La présence de la cho- lestérine dans cette matière grasse, qui, suivant l'inté- ressante observation de M. Planche, contient déjà la stéarine de l'œuf, aurait fourni un fait de plus à l'appui de l'opinion des physiologistes qui ont «ivancé que cette graisse concourait à la formation du jaune d'œuf.

J'observerai, au sujet de la cholestérine dont il estques-* tion dans cette note, qu'on n'a pu sans erreur avaucer que les anciens chimistes avaient confondu cette sub- stance avec le blanc de baleine et la matière grasse des cadavres. Il les désignaient toutes trois ^ il est vrai, sous le nom d'adipocire; mais ce mot était employé par eux d'une manière générique et non pas spécifique. Je lis en effet, page il4 du mémoire de Fourcroy , sur le cerveau , humain, inséré tome 16 des Annales de chimie :

« Ces 3 substances (la matière cristalline des calculs biliaires , la matière grasse des cadavres , le blanc de ba« leine) , ne peuvent soutirir aucune espèce de comparaison aux yeux des chimistes exercés, puisqu'on sait qu'une chaleur de 30 à 32° Réaumur suffit pour fondre le blanc de baleine et l'espèce de cire sébacée retirée des matières animales enfouies depuis long-temps, tandis que la ma- tière huileuse copcrète des calculs biliaires demande quel* ques degrés au-dessus de l'eau bouillante pour passera l'état Jiquide. Ces matières donc, malgré qu'on en ait dit plusieurs fois, n'ont de rapport entre elles que par la tendance à prendre une forme régulière en se figeant, et cette propriété, dont le résultat n'est pij^méme semblable,.

DE PHARM^IE. 5

est bien loin (ie pouvoir seule établir une ressemblance parfaite , puisque tous les autres corps la partagent sans cependant se ressembler. «

Bostock , jinithles de chimie, tQme 46, page 94, ter- mine ainsi le mémoire dans lequel il a consigné les résul** fais de Texamen comparatif des mêmes substances.

« Ces expériences prouvent qu il y a plusieurs circon- stances importantes, dans lesquelles la* matière cristalline des calculs bilLiires difl^re du blanc de baleine et de Ta- dipocire auxquels on la compare; et en résultat, quoi- que ces substances possèdent quelques propriétés com- munes et aient un certain degré de ressemblance dans leur apparence extérieure , elles difil&rent matériellement dans leur nature chimique. Il y a lieu de conjectnrer qu'elles sont composées des mêmes élèmens, mais dans des proportions diverses et avec difiercns degrés d at-^ traction. »

jyune nauf^lle résitie odorante du Mexique et < des

insectes qu'elle renferme:^

Par J.-J. VinET.

M* le docteur François, membre de FAcadémie de médecine et honorablement connu par sa mission da^s la fièvre jaune de Barcelone, ma remis cette substance. Il lavait, rççue d'un négociant arrivé du . Mexique , cette résiae balsamique est fixée ^s^ur les rameaux d'un arbre; elle s'iemploie pour des fumigations odorantes,, car 1/es peuples des climats chauds,, s'exposant à l'hu* midité et à la fratcbeur des nuits', on^ Siouvent besoin de ranimer les fonctions trapspiratoires de la peau, par 1q

6 J O U K N A L

moyen <les aromates , comme remèdes anti«rliumatis-^

Cette résine, par sa disposition autour des rameaux ou 4es branches d arbre 9 et par les insectes qu'elle ren- ferme abondamment dans des cellules , offre plusieurs analogies avec la lacque en bâtons apportée des Indes orientales. Néanmoins cette résine a des caractères tout différens et une odeur distincte cjui se rapproche Je anime.

1^, La lacque est de couleur rouge -brun, presque lisse ou faiblement mamelonnée à sa surface : notre résine est de couleur terreuse, raboteuse , contenant avec du sable et des impuretés une multitude de petits fragmens anguleux de résine , soit blanche , soit de nuance briquetée , sorte d'aggrégation moins homogène que celle de la lacque. Celle-^ci paraît être un résultat de Texsudatioa clés branches de Tarbi'e ; ces masses rési-» neuses, au contraire, semblent être artificiellement agglomérées pour servir de nid à des larves particu^ lières d'hyménoptères,

2^. Tout le monde sait que la lacque est plus ou moins remplie d'insebtes d'un rougè vif, du genre .d^s coccus^ gallinsectes analogues aux cooheiiilles ; mais dans la résine mexicaine, il existe des cellules nombreuses, contenant d ordinaire des meinbi'dnes jaunes , enveloppes de nymphes d'hyménoptères dont nous avons reconnu des traces manifestes, et même les insectes à letat par- fait, comme nous en présentons à FAcadémie de méde- decine.

3^. L'insecte, d'après l'observation du célèbre cnto-* mologiste Latreille, et l'examen comparé que nous en avons fait , appartient à une division de Tordre des petiteis- abeilles solitaires, ou apiaires, à antennes filiformes, courtes , brisées , à mandibules fortes , aiguës , saillantes ; Mt Latreille en avilit formé un ^enre sous le nom de

I>E PH^iRBllAOIE. 7

mnthidium (I). L^ espèce, qui parait être nouirette, est petite, brune avec des demi-baûides jaunâtres de fdiaque côlé de 1 abdomeii qui se recourbe. en dessous.; 1^ dies- soas est poilu; les cuisse& iortes , de couleur faute , sont aussi garnies de poils raidcs^' serrant sans doufe ayec les mâchoires à recueillir les firagmens de résina pour construire ces nids'.

En efiet, ces sortes d abeilles , comme les mégaèbiles, les xylocopes et autres genres voisins , amassent diverses substances végétales, quelles -cardent et feutrent pour former des cellules , en y mêlant parfoi» ans» de terre. Dans ces cellules, elles <lépos€nt, a/veedes nourritures, un œuf qui passe à l'état de larvé *«t de nymphe, puis sort à Vétat parfait , hors de ses enveloppes et de Tha* bitation que lut a préparée sa mère.

Cette disposition se remarque fort bien dans les petites masses résineuses apportées du Mexique s on y voit des cellules ouvertes, et d autres qui «oo^ervent. encore adhé- rentes les membranes de la nymphe. Ces masses de résine paraissent évidemment formées par une multitude de petits fragmens agglutinés^ de la même manière que l'anthidie à cinq crochets '(a/i^Ai^*um manicatum^ Pan-* zer ) , dans nos départemens méridiojoaux , réunit des pelottes du duvet des plantes labiées, qu'elle mâche, pour en for^et les ceihfles dans lesqjielles ses œufs sont' pLncés avec une pâtée alimentaire.

Nous ignorons quelle nourriture Tanthidie de. la ré-^ sine mexicaine donne à sa pro^niture; mais il nous paraît constant quelle seule construit -ces nids résineux, soit avec lexsudation du végétal but lequel elle If^ place , soit Quelle aille la recueillir ailleurs à la manière de la propolis amassée par les abeiHes- ordinaires.

(1) annales du Muséum d'hift, nat. , tom. xiïi. Voyez aussi Fabriciuf ^ Gen. et spèc. instct.^ tom. 2. '^

8 JOURNAL

Nous avons de la résine du schinus motte , arbre don^ nant en Amérique use cKMrte de tacaxaah{tca doot lodeur offre beaucoup d'analogie avec celle de la résine mea^ir cainei Les rameaux sur lesquels celle-'Ci se trouve ont une légère saveur aromatique et piquante , qui se rap- proche pareillement de celle des^^ora et des schinus. ^ arbres résineux de la famille des lérébinthacées. Ces nids résistent à la pluie dans un climat aussi biunide que chaud. ,

Nous pouvons désirer l'insecte mexicain, d'après les^ caractères suivans :

Anthibium REsmosuM^ nignan^ abdomin^cunyo^fasciis^ lateralibus fia\^is , ulrinque quatuor, femorifius Juscis , pilosis. * .

Habitat in regno. mexicano ; nidulans intra globules resinosos ramulis arborum adfixos,

NOTE

. . Sur l'aja-panck^hmïWeAes corymhifères ) ,

Par M. Waplart, phann^cien. '

Une personne de Tîle de Franice m'ayant cédé nw assez grande quantité daya-pana , en me disant que dans ce pays cette plante eet très-employée contre \e choléra morbiis y les maladie de poitrine , les indigestions, etCf j'ai voulu faire quelques essais- pour savoir quels étaient les principes qui pouvaient lui donner ces propriétés si vantées. L'aya-pana est en fei^illes allongées en pointe , présentant des stries, à leur surfaire, d'une odeur aroma- tique agréable, et d'une saveur amère mucilagineuse. X'éther en sépare une matière grasse peu abondante.

Huit onces de cette plante, soumises à la distilktioa,,

DE PK ARM ACIE. €)

ixi'ont foami une eau distillée laiteuse^ trèç-paromatiqne et très-chargée d'une huile essentielle acre, que l'on pour* rait sans doute recueillir en agissant sur une plus grande quantité , et en mettant dans le récipient florentin une eau déjh chargée d'huile essentielle. Le résidu de la dis- tillation, filtré et évaporé au bain«raarie,. m'a rendu 2 onces 3 gros d'eitrait de bonne consistance, consf;ryant Todeur de la plante', et d'une saveur amère piquante assez fortement prononcée.

De l'alcool', bouilH sur une portion de cet extrait , s^est fortement coloré; évaporé à l'air libre, il est resté dans la capsule un extrait d'un brun clair, d'une saveur beau- coup plus amère que le premier, verdissant le sirop de violettes.

La portion de l'extrait 4 qui n'avait pas été attaquée par Taleoûl bouillant , fut traitée par l'eau distillée froide ; en peu de temps tout l'extrait fut dissout , mais le li* quide resta trouble* Après l'avoir filtré, on trouva sur le filtre un faible dépôt sur lequel la teuitare d'iode dénota quelques traces d'amidon.

Une petite portion d'extrait fut dissoute dans leau et mise en contact avec de la levure de bière; il s'opéra au sein du liquide un léger mouvement de fermenta- tion; mais il ne fut pas possible de reconnaître s'it s'était formé de l'alcool à l'odeur, à cause .de celle dominante de la plante.

Ayant fait bouillir une autre portion d'extrait avec un excès de magnésie calcinée, et repris le dépôt par l'al- cool bouillant, je n'ai reconnu, après une évaporation lente , aucun signe de cristallisation.

La solution de cet extrait , traitée par divers réactifs , présente les caractères suivans :

Le sons-acétate de plomb la trou)>le. et la blancfait. Le proto-sulfate de fer y fait naître un prédpité d'un bruû noirâtre peu abondant. L'ammoniaque n'y produit rien.

lO JOURNAL

Lenu da cliaux le trouble abondamment. Le nitrate de baryte y occasione un préeipité insoluble dans lacide nitrique. L'oxalate d ammoniaque n'y produit lien. ' Le nitrate d'argent un précipité blanchâtre soluble dans l'ammoniaque.

En résumé , je crois pouvoir dire que Fâya^pana c6n« tient :

t^. . Une matière grasse solable dans l'étber ;

2*". Une buile essentielle assez abondante;

S"". Un principe amer que l'on peut facilement séparer

en traitant Te^t trait par lalcool bouillant ;

4°. De l'amidon. 1 i ^

^ ^ ^ } quelques traces,

5*. Du sucre, ) * ^

Je laisse aux persoi^nes plus exercées que moi le soin

de faire Une analyse complète et plus détaillée de Taya-

pana; j'ai seulement voulu appeler l'attention sur une

plante dont la thérapeutique p3urrait faire usage avec

succès, et dont l'emploi chez nous a été sans doute né-t-

gligé jusqu'à présent à cause de sa rareté*.

DE L'OR,

J)e son emploi dans le traitement de la syphilis et dans celui des dartres syphilitiques; du mercure, de son inej^cacité et des dangers de l'administrer dans le traitement des mêmes maladies: par A. Legrand, d'Amiens.

Cet ouvrage, qu'il ne nous appartient pas de juger sous le point de vue médical, pourra être de quelque utilité ^lux pharmaciens , parce qu'il renferme les formules de toutes les préparations d'or dont l'expérience a démon- tré l'efficacité. L'aujteur a pmsé partout, et surtout dans la thèse que M. Gbamayon a soutenue à Técole de pharma*-

DE PHARMACIE. Il

cie de Montpellier. Nous ferons observer seulement que M. Legrand attribue à Chamayon Temploi de la ma- gnésie pou^ la |>récipitntion de loxide d'or ; tandis que les avantages de son emploi ont été signalés d'abord par M. Pelletier. C'est à tort également qu il annonce que M. Chamayon a succédé à M. Figuier, puisque le fils de cet habile pharmacien poursuit avec ardeur ses études pharmaceutiques pour mériter la confiance que son père avait acquise à tant de titres. M. Legrand avance que les praticiens, pour être certains des effets des préparations dor , devront s'adressera la pharmacie de IVf. Chamayon à Mojatpellier, et à celle de M. Laillet à Paris ; mais les préparations d'or bien faites, se trouvent «gaiement chez tous les pharmaciens^ instruits et consciencieux.

£. S.

Procédé peur reeonncUtrm les pbis' petites traces d'arsenic combiné au soufre, par MM. Geicek i(t Rcimann.

Ce procédé consiste à réduire le soufre que Ton veut essayer en poudre trèsrfîne et à le faire digérer pendant quelque temps avec l'ammoniaque liquide , filtrer la li- queur et y verser de l'acide hydrochlorique en excès ; si Ton observe un précipité j^uine , ce sera un indice de la présence de l'arsenic dans le soufre; si l'on n'obtient pas de précipité, il faudra, avant de prononcer négativement, évaporer le liquide presque à siccité, reprendrie le résidu par un peu d'ammoniaque , saturer par l'acide hydro- chlorique comme précédemment , et ajouter ensuite quelques gouttes d acide hydrosulfarique qui, dans le cas de la préseace de l'arsenic, donnera un pfréoipité jaune. Les auteurs pensent que, par ce procédé, Ion peut découvrir moins 0,00061 d'arsenic en combi- naison avec le soufre. A. B,

li JOURNAL

I «

Nouveau chalumeau à courant d'air continu y jp'^opre à remplacer le chalumeau à soufflet de la lampe d'é^ mailleur (1).

Ce chalumeau j de rinrention de M. Danger, consiste- en une vessie , à louverture de laquelle se trouire fixé un- tube qui se divise en deux branches, l'une terminée en. pointe par un orifice très-petit, est dirigée sur la flamme de la lahipc ; la deuxième ^ qui présente un orifice beau- coup plus large , communique avec la bouche de l'opé- rateur et sert à introduire dans la vessie lair qui doit s'écouler par l'orifice étroit. Afin d'éviter que l'air ne s'échappe par l'ouverture qui est en communication avec la bouche , on introduit dans la grande branche une soupape qui presse de dedans en dehors , et s'oppose ainsi à la sortie de l'air» Lorsqu'on veut se servir de» cet instrument, on le fixe solidement sur la table se trouve la lampe, de manière que la vessie soit en dessous, et que la pression puisse être exercée par les genoux , à vo- lonté de celui qui travaille. On pfeut aussi suspendre à lia vessie un poids qui règle la pression sous laquelle Tair doit s'échapper.

r « *

r

Description de P appareil. (Voyez planche !'".)•

A , Vessie à laquelle se trouve suspendu Je poids P ; B> tube métallique^ sur lequel la vessie est hermétiquetnent ajustée ; D, orifice par lequel on introduit l'air ; E, petit ré- servoir pour réunir les produits liquides de rinsofflation ;

(1) Gçt instrument se trouve chez Tinven^ar, ri^e du Chercha' Midi, n^ 3t.

u.

d

DE T»JlABilACtE. l3

F,- tube méta]Iiqiie;K, pièce de bois ou de cuivre qui sert h fixçr tout Tuppareil à la table I, au moyen de la vis H; M^jig. 2, soupape Vjui se trouve placée dans le tube L et suppose à la. sortie de Tair par le tube C. Le même ap» reil peut aussi -être employé comme le chalumeau ordi* ^aire à Tessai des substances minérales: il suffit pour cela de remplacer le tube F par un tubç d*un.orifice beau- coup plus petit, semblable à celui du. chalumeau d'essai.

Cet instrument, que Ion trouve décrit dans le dernier n". du Bulletin de la Société cTcncouragement , septem- bre 1828, nest point une invention nouvelle. Nous cite- rons particulièrement Touvraçe de M. Faraday , sur les manipulations chimiques, n*". 225, dans lequel on trouve la description d'un chalumeau semblable. Néanmoins , nous avons jugé convenable de le feire connaître, at- tendu que, par la simplicité de sa construction, la faci- lité qu'on trouve à Fadapter h toute espèce de table, et par. la modicité de son prix, il peut suppléer au besoin le soufflet et la table de l'émailleur.

On pourrait encore en simplifier la construction en employant simplement deux tubes de verre que Ton adapterait à deux ouvertures faites sur la vessie , il fau- drait alors remplacer la soupape indiquée dans la figuré par une soupape beaucoup plus simple, ada{)tée au tube d'insufflation.

L'on prend pour cela un tube assez épais en verre, d-un petit diamètre intérieur, et parf^iitement uni à l'extrémité qui doit entrer dans la vessie. Sur cette extrémité ouverte, on adapte une bande de tafietas gommé, ou simplement un morceau de ruban ciré, qui soit plus large que le diamètre du tube. Les deux extrémités de ce ruban sont rabattues le long du tube et arrêtées solidement par quelques tours de fil , mais de telle manière que le ruban ait encore assez de jeu pouç que l'air, insufflé par les poumons^ puisse entrer facile-

l4 JOURVAL

men^t dans la vessie, et qne, par Tefiet de la pression in^ térieure qni s'exerce en sens inverse , le ruban s'appli- que exactement sur l'orifice du tube et empêche le retour de Vaiv. Un instrument semblable, réduit à cet ét«it de simplicité, peut être exécuté par tout le monde avec la plus grande facilité, et rendre de grands services à ceux qui commencent letude de la chimie et ne pos-* sèdent pas encore tous les appareils nécessaires dans un kboratoire. A. B<

EXTRAIT

D'une lettre de M. Regimbau à M, Plancher

Ayant eu occasion de préparer des pilules avec la ré- sine de gaïac, le sublimé corrosif et le savon blanc du commerce, j ai remarqué qu'il se développait dans ce mé- lange une couleur bleue assez intense.

Je connaissais les diverses expériences qui avaient été publiées par les chimistes sur la -coloration de la résine de gaïac , ainsi que celles que vous aviez consignées dans les deuxième et sixième volumes du Journal de Pharmacie. Je n'ignorais donc pas que M. William Brande avait déjà constaté que dans la vapeur du chlore, celte sub- stance devenait d'abord verte ^ puis bleue, et ensuite brune; mais je ne sache point qu'on ait dit, nulle part, que la résine de gaïac fut susceptible de prendre une belle cpuleur bleue , mêlée au savon et au sublimé corro- sif. Vous aviez bien reconnu, monsieur, dans un de vos nombreu>t et intéressans essais, comme j'ai eu lieu de m'en assurer aussi moi-même , que le savon colorait sensiblement en vert bleuâtre cette substance; mais la couleur qui se manifeste dans les pilules dont il s'agit, est bien autrement prononcée.

Désirant m'assurer si la coloration de la résine de gafac

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était due dans celte circonstance à l'action séparée ou combinée du savon et du sublimé corrosif, j ai fait quel- t|ues expériences, par lesquelles j ai cru reconnaître que la couleur bleue, que prenait cette singulière substance, devait être atribuée à une partie de cblore devenue libre dans ce mélange, par laction d'un excès d'acali du savon sur le deatocblorure de mercure (t). J'ai vérifié le fait en faisant agir directement sur la résine de gaïac une solu- tion de cblore ; mais il est nécessaire dans ce cas que la résine soit préalablement dissoute par une substance al- caline pour produire la couleur bleue. L'acali n'iigit ici que comme dissolvant. J'emploie ordinairement la po- tasse ou la soude.

Il est à remarquer que le cblore , le brome et l'iode , em-« ployés dans des proportions coqvenables, colorent au même degré d'intensité la teinture alcoolique de gaïac , ainsi que nous nous en sommes assurés avec mon confrère et ami , M* Balard , à qui j'ai communiqué mon obser- vation. Mais cet eSet n'est pas permanent; la teinte s'af- faiblit de plus e9 plus, et finît par disparaître enlière- tnent. Lorsqu'on fait passer de l'nydrogène sulfuré dans les liqueurs, elles se décolorent à l'instant même, et il y a précipitation de soufre. L'hydrogène se combine- 1- il dans cette circonstance avec la résine de gaïac , ou bien avec le chlore, le brome et l'iode... ? Ces diverses

Îropriétés communes à ces trois substances , sont autdnt e traits de ressemblance qui les caractérisent. J'ai ob- tenu également la couleur bleue, en combinant, soit du cblore , du brome ou de l'iode avec le savon et la résine de gaïac, ou bien avec unoxide alcalin et cette même résine. Dans ce cas, la coloration est permanente comme dans les pilules préparées avec sublimé corrosif. En faisant varier les proportions des composans , on donne lieu à la manifestation d'une nuance tantôt bleue , et tan-

(1) Nous ne saurions admettre, avec M. Reâ^mbaa, <tu« l'excès d'alcul» dn savon puisse mettre du chtore en «iherte par suite de son méiang» ayec le chlorure de mercure. Mous nous bornons à rapporter les fait» qu'il a observé , sans nous rendre garant sa tlicorie. ^ . •. Note Rèdaçtmiw-

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tôt verte. Les choseâ passent de itiéme lorsqu'on dgi6 sur la teinture alcooli<^e de gdïac. Les chlorures , les^ bromures d'oxides alcalins, ainsi que le deuto-bromure de mercure , composé analogue au sublimé corrosif, colorent aussi en bleu la résine de gaïac , mais toujours avec le concours d'un alcali. Le tnéme effet a lieu arec le savon. Les chlorures et les bromures développent aussi la cou* leur bleue dans la teinture alcoolique de gaïac ^ en aban- donnant probablement du chlore et du brome.

Dans tous les cas, le chlore , le brome et Tiode se com- binent-ils avec la résine de gaïac? Y développent-ils la couleur bleiie, en modifiant sa nature par le seul coa- tact ? ou bien agissent-ils sur cette même résine en la dés-^ hydrogénant ? Cette dernière hypothèse paraîtrait la plus vraisemblable. On connaît en effet la grande affi- nité qui existe entre l'hydrogène et ces trois corps sim- ples. M. Balard a reconnu que le brome décompose la plupart des substances organiques végétales, en for- mant toujours de l'acide hydro-bromique , et en précipi- tant quelquefois du charbon. C'est ainsi, dit-il^ qu'il agit sur l'éther , lalcool , les huiles essentielles , la poix résine, etc. (Mémoire sur le brome, pag. 41 )* On avaft déjà reconnu cette même propriété , au chlore et à Ciode^ de déshydrogéner ces mêmes substances.

Je vous prie, monsieur , de vouloir bien donner de la publicité à ma lettre, si vous le croyez utile, afin que les médecins et les pharmaciens soient avertis d'avance qu'il n'est pas sans inconvénient de mêler la résine de gaïac au sublimé corrosif et au savon en même temps. Dans les( pilules dont il est question, il y a non-seulement coloratiou permanente de la résine de gaïac, mais il y a encore dé- composition plus ou moins complète du sublimé corrosif par l'excès de soude du savon. Dans cette préparation , le mercure doit se trouver quelquefois en partie à l'état de deutoxido-chlorure (oxido-chlorure de mercure). Je me suis assuré par lexpérience que le sublimé corrosif passe au rouge de brique, en le mêlant avec le savon blanc du commerce récent. Le même effet n'a pas' lieu avec leur dissolution par l'eau , à moins qu'on n'y ajoute un plus

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grand excès d*alcaH (1). Le savon sec, et préparé depuis quelque temps , n'agit pas non plus sur le sublimé corro- sif avec celte même énergie , lors même qu'on l'humecte, par la raison qu'il est moins alcalin que le premier ; mal- gré cette difiérence dans leur action sur le deuto-chlo- rure de mercure, ils sont aptes l'un et l'autre à produire la couleur bleue^ mêlés à la résine de gaïac et au sublimé corrosif. Je cite les faits, je laisse aux chimistes le soin d'expliquer la coloration dans l'une et l'autre circon- stance , c'est-à-dire , l'élimination du chlore pour dévelop- per la couleur bl^ue.

Il est bon d'observer qu'on doit employer autant que possible du savon sec et pas trop récent , toutes les fois que Ton a à préparer des pilules avec le sublimé corro- sif et cette substance , qui est toujours très-alcaline, lors- qu'elle est nouvellement fabriquée. L'action des alcalis sur le deuto-chlorure de mercure, est bien connue des chimistes.

I

ACADÉMIE AOYALE DE MÉDECINE.

SECTION DE PHARMACIE.

analyse 'de ses trav^aux.

Séance du 29 novembre 1828. L'ordre du jour ap- pelle un rapport de MM. Boullay et Chevallier sur une note de M. Pomier, pharmacien à Salies , relativement à un procédé pour enlei^er au i^in le goût et l'odeur de

(1) Ces mêmes solutions de deuto-chlorure de mercure et du savon, mêlés ensemble, développent aussi une couleur bleue dans la résine de gaïac , ainsi que dans sa teinture alcoolique. Si le deuto-chlorure se transforme en hydrochlorate dans l'eau, comment expliquer la colprar tion de la résine de gaïac dans cette circonstance ? Comment concevoir Vélimi nation du chlore de sa combinaison , pour agir sur la résine ? Tout cela serait fort obscnr , et compliquerait singulièrement le phéno- mène , si on admettait rigoureusement que le sublimé coriosif dissoilt dans Tean passe à l'état a hydrochlorate de mercure.

XV'- Année, Jan^^ier 1 829. 2

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fût qu'il contracte dans Jes tonneaux recouvert» d^ moisissures. Ce procédé consiste à verser de Thuile d'olives dans le vin ainsi détérioré , à agiter fortement le mélange,

()uis à laisser reposer le tout afin de séparer les deux . iquides.

Pour répéter cette expériience, les commissaires, à défaut d'un vin ayant le goût de fût, en ont préparé .artificiellement en mettant en contact du vin ordinaire avec les moisissures prises sur des tonneaux d'une cave Jhumide. Ce vin eut bientôt acquis la saveur et Todeur désagréables des vieilles futailles. On y mêla, avec forte agitation , de Thuile d olives , et , après douze heures de contact, on filtra pour séparer le liquide huileux. Le vin passa pur et exempt totalement du goût et l'odeur de moisi qu'il avait contracté. Les commissaires en présentent un échantillon à. la section. Ils déclarent

Sue le procédé de M. Pomier mérite de fixer l'attention ê l'Académie, et proposent de faire adresser à l'auteur des remercîmens, ce que la section adopte. Les commis- saires ajoutent à leur rapport que M. Lajour, secrétaire de la Société d'Agriculture du département de l'Arriége, a recommandé d'enduire d'huile l'intérieur des vieux tonneaux moisis, afin que le vin qu'on y mettra ne s'imprègne point d'une odeur et d'une saveur répugnante, et qu'il reste potable.

M. Planche dit, à ce sujet, qu'on met aussi sans in- convénient du vin dans des tonnes à huile ; d'autres membres signalent Ja pratique , connue en Italie et en Provence, d huiler intérieurement les tonneaux à via, comme de mettre une léi^cère couche d'huile sur le vin dans les boiiteilles et autres vases pour le garantir.de l'odeur des bouchons; mais on fait remarquer aussi qu'il est à craindre que l'huile ne devienne rance et ne com- munique une saveur désagréable à son tour.

M. Virey rappelle que comme les huiles fixes , en les agitant avec des eaux odorantes distillées , ont la pro- priété d'absorber les huiles volatiles contenues dans ces eaux, par affinité pour ces essences; de même l'huile d'olives, agitée avec du vin ayant le goût du fût, s'empare

bE PHARMACtE. ig

àe la substance qui produit cette saveur désagréable ; on en pourrait iDterer que cette substance serait de na- ture grasse.

Une communication de M. feoullay fait connaître que Yeau distillée de laitue officinale, précipite eh grande partie Y extrait d'opium , qui se dissout au contraire en totalité dans de l'eau distillée simple. Ainsi, Teau distillée de laitue vei'séé dans une solution concentrée dextrait aqueux d*opium , y occasiône Un jprédpité floconneux, très-abondant, une sorte decoagutum gris- foncé, lequel se dépose au fond du liquide. La solution aqueuse a opium brut éprouve un effet analogue p^r son mélange avec Veau de laitue , quoique moins fortement que lex trait d opium. L'auteur se propose d'examiner la matière qui s'isole dans celte circonstance , et si elle contient la partie lia pliis activrî de l'opium. Mais ce fait est important à recueillir, parce que les médecins fqui prescrivent cette composition, loin d'accuser alors Tin- exactitude du pharmacien, ou l'impureté de l'opium employé, doivent «^empresser de recobnattre, par la manifestation de ce phénomène, la fidélité de la'lprépa- ration. En eiFet, toute solution de ce genre qui serait «tempte de précipité, au lieu de sembler tnieux exécutée serait évidemment infidèle ou formée avec de leau pure. Du reste, M. Boullay ajoute que d'autres eaux diistillées manifestent le même phénomène, comme celles de pa- riétaire, de bourrache, etc.

M. Planché confirme les mêmes faits, qui prouvent que ces eaux distillées peu ou point odorantes, qu'on regardait eomme inertes, jouissent Cependant de pro- priétés particulières ; elles recèlent une matière plus ou moins azotée, gélatineuse. M. Boullay rappelle encore que ces eaux, d'Abord légèrement acides au moment de leur distillation^ deviennent à la longue ammoniacales, pro- bablement par la décomposition de Icir matière azotée g^atiniforme. Ainsi de l'eau de roses très-chargée qui est d'abord limpide, comme l'a vu M. Planche de- vient après un an presque gélatineuse : cette substance gélatiniforme se produit Surtout d^ans les dernières por- tions de la distillation dep eaux; M. Mitouart cite aussi

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Tespècè de maladie des eaux de fleurs d! oranger , qui deviennent filantes après quelques mois ; c'est que la distillation a été poussée trop loin et trop long-temps.

M. Chevallier a rencontré dans toutes les eaux distil- lées, même récentes, des végétaux, du suracétate d am- moniaque. M. Pelletier, dit que pour empêcher les eaux d'être ammoniacales, on peut les distiller sur un peu de phosphate acide de chaux. M. Henry cite, comme fait remarquable, qu'après la bataille de Montereau , les cadavres d'hommes et de chevaux jetés dans les eaux avaient rendu celles de la Seine très-ammoniacales.

M. Chevallier dit avoir observé , dans un <