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THE AMERICAN MUSEUM

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NATURAL HISTORY

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UEBER EINIGE

PFLANZEN-VERSTEINERUNGEN

AUS EINEM

Sandsteine des Mosrovischen Gouvernements

VON J. AUERBACH.

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fAus d. Ballet, der Naturforsch. Gesellsch. in Moscau, Band. 46. 48»». )

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UEBER E1N1GE

PFLANZEN-VERSTEINERUNGEN

AUS EINEM

Sandsteine des Moskovischen Gouvernements

VON J. AUERBACH.

Der fast gânzliche Mangel an Yersteinerunsen oder deutlicben Ueberlagerungen macbte bislier die geognostiscbe Bestiramung der Sandsteine misè- res Gouvernements zu einer liôclist schwierigen Aufgabe und ich glaube daher zu deren einstiger Losune einen nie ht unwilJkommenen Beitra^ zu liefern, indem ich eiuige Versteinerungen aus dem genannten Gesteine, die ich kennen zu lernen Ge- legenheit hatte, zu beschreiben versuche.

Die erwâbnten Petrefacten sind in einem fein- kornigen , ziemlich festen Sandsteine enthalten , welclier sicli am nôrdlichen Abhange eines Hùgels ira Klin'scben Kreise des Moskovischen Gouver- nements (6 7 Werste NO vonRlin, etwa 3 Werste von dem Rircbdorfe Rlenowka ) in losen, zerstreu- ten Blocken von 2, 4 bis 6' Durchmesser, fast un-

mittelbar unter der Dammerde, von thonigem San- de umgeben, vorfindet, Dièse Blôcke baben eine abgerundete, nierenfôrmige G estait , sind auf der Oberflâcbeund den Kluftflàchen bàufig von Eisen- oxydbydrat braun gefârbt , innen aber meislen- iheils von einer gleicbmâssigen, grauweissen Farbe und entbalten zuweilen ganze Lagen verkoblter Pflanzenreste, die zwar nieistens sehr zerstùckelt, und daber unkenntlicb sind, aber docb einzelne, deutlich erkennbare Abdrùcke liinterlassen liaben. Unter diesen deutlicberen Abdrùcken sind es vorziïglicb zwei , welcbe eine nàbere Bestini- niung zulassen ; sie scbeinen beide unzweifelbaft von Pflanzen aus der Familie der Farren berzu- staromen und zwar mocbte die eine Art ( Tab. IV. fig. 1, a, 4. Tab. Y. 7 ), wegen der mit der ganzen Basis an die Spindel angewaclisenen Fiedercbeu und der deutlicben Mittelnerven (fig. 7 ) der Gat- tung Pecopteris, Ad. Brogn. zuzurecbnen sein und etwa in der Nâhe des Pecopteris Oreopterldis Ad. Brogn. (*) Cyatheites Oreopterldis, Gôpp. (**) ihre Stellung finden, die andere ( Tab. IV. fig. 1, b et 2 ) aber der Gattung Scolopendrites , welcbe Gôppert gewiss mit dem grôssten Piecbte von der provisoriscben Gattung Fillettes, Ad. Brogn. ge- trennt bat, einzureihen sein. Sie abnelt dem Scolo-

{' i Ad. Bkogn. Hist. des végét. foss. tom l. pag. 317, tab. C1V et CV.

[**) II. R. Gôppf.rt, die fossileu Farrnkrauter, pag. 323.

\

pendriles Jussieui, Gopp. (*) (Filicites scolopendrîoi-

des Ad. Brogin. (**) ist aber (loch wesentlich von

ihm verschieden, indeni bei der genannten Art die

lànçlichen Fruchthanfen sich riach den Enden zu

verschmâlern und mit dera Mittelnerven einen

Winkel von etwa 30° machen, wàhrend bei un-

serer Art die Fruchthaufen ihre grosste Hôhe

und Breite unmittelbar an dera Mittelnerven errei-

chen, auf dem sie fast ganz senkrecht stehen und

auch ira ganzen Habitus eine bedeutende Abwei-

chung Statt findet. Dièse VerscKiedenheit scbeint

mir die Aufstellung einer eigenen Species hinlàng-

licb zu recbtfertigen , fur welche ich, wegen der

auf dem Mittelnerven senkrechten Stellung der pa-

rallelen Fruclitbaufen, den Naine u Scolopendrites

pectinalus vorsclilagen wùrde, und welche mithin

durch folgende Kenuzeichen charakterisirt wàre:

Scolopendrites pectinatus , fronde simplici,

lineari, nervo medio crasso, capsularum acer-

vls pinnatim dispositis , sese tangentibus, ob-

longis, versus nervum mediutn, eut perpendi-

çulares surit, incrassatis.

Ausser diesen zwei Filiciten finden sich in

deinselben Sandsteine noch ziemlich hâufig Ab-

drùcke von stark gestreiflen, nicht riâher bestimin-

baren Calamilen- Slengeln mit Scheidewândeu

(*) Ibidem, pag. 276.

(**) Ad. Brogn. Hist. vég. fos.s. tom. I. pag. 388, tab. CXXXVII, fig. ?. 3. .

6

( Tab. V, fig. 8 et 9 ) und einige andere noch un- deutlicbere Pflanzen-Versteinerungen ( Tab. IV. %. 3. ô. 6 ).

Obgleich die Gesammtbeit dieser Petrefacten lebbaft an analoge Bildungen in dem bunten Sandsteine erinnert , so mocbte es doch zu ge- wagt sein, daraus Folgerungen ûber das relative Alter unseres Sandsteines macben zu wollen, um so mebr da die Lagerungsverbàltnisse desselben nocb gànzlich unbekannt sind und das unterlie- gende Gestein in der Umgegend nirgends zu Tage kommt ; dièse wicbtigsten Bestimmungen mùssen also einstweilen ferneren Untersucliungen und geùbteren Forscbern vorbehalten bleiben.

Errlaerung der Tafeln.

Scolopendrites pectinatus, m.

Tab IV. fig. 1. a Pecopteris.

fig. 1. h. fig. 2.

fig: s. j

fig. S. \ Unbestimmbare Pflanzenreste.

fig. 6. )

fig. 4. |

Tab. V. r \ Pecoptens.... aus dem Klin'schen.

fig. 7. r

fig. 10 fig. il, fig. 8. j

fig. 9. (

Moskwa,

d. 14 October 1843.

; Pecopteris.... aus Tatarowo. Calamités ....

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1841.

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Tome XIX.

ANNEE 1 8^6.

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»E L'IMPRIMERIE D'ATJGUSTE SEMEN. 1846.

LETTR

ADRESSÉE A LA SOCIÉTÉ IMPÉRIALE DES NATURALISTES DE MOSCOI

PAR

EOPOLD DE DUC H.

Le */,. Mai 1846.

Les Géologues doivent reconnaître avec la plus grande satisfaction et avec le plaisir que font tou- jours naître les grands pas qu'on voit faire à la science, que c'est principalement à la Société des Naturalistes de Moscou et à son activité réfléchie qu'on est redevable de la connaissance de cette formation jurassique, si curieuse et si instructive, dont la Capitale est entourée. Quelle différence, en comparant ce que nous savons maintenant , grâ- ces aux travaux des naturalistes de Moscou et aux belles collections dont ils ont honoré ceux , dont l'intérêt pour la science l'emporte sur leurs for- ces, quelle différence, dis-je, avec ce que nous sa- vions il y a six ans !

Espérons, que cette Société si utile et si active voudra elle même rassembler en un corps tout ce que Moscou nous apprend, et voudra bien nous don-

245

lier une Monographie raisonnée des environs de cette ville. Tout ce que les étrangers peuvent y ajouter ne restera que fragmentaire, et ne sera que le résultat et les conclusions souvent assez témé- raires, qu'un seul exemplaire fait naître. Et il n'y a qu'une expérience suivie, qui puisse nous donner des lumières sur ce qui, parmi des productions si variées, est réellement caractéristique pour la con- naissance des terrains.

L'ancien monde nous présente trois terrains jurassiques séparés et d'un caractère particulier. L'«/i entoure le bassin de Paris et de Londres. Ce sont les couches jurassiques d'Angleterre , de Normandie, de Bourgogne, des Ardennes. Dans le Nord de l'Allemagne commence le second de ces terrains. Le Lias disparait, ainsi que les coraux, de la partie supérieure. C'est le terrain de Russie, déve- loppé à Moscou, et qui se poursuit jusque dans les steppes des Rhirgiz. Le troisième est le système méditerranéen du midi de la France, de la Lom- bardie, des Carpathes , de la Crimée. L; 'Ammoni- tes tatricus, les grands Aptychus le caractérisent. Etudions donc le second de ces systèmes à Mos- cou, comme le premier en Franconie, dans le Glo- stershire ou aux environs de Caen ; et le troisiè- me : à Como, à Trente, en Crimée.

Que la Société, faute de temps, car l'été presse, me permette quelques observations , jetées très à la hâte, sur ce qu'on a publié jusqu'ici sur le se-

146

cond de ces terrains et sur ce que les belles col- lections qu'on lui doit m'ont fait entrevoir.

Il est vrai que le travail et les superbes figures de M.r d'Orbigny, à la suite du second volume du grand ouvrage sur la Russie de M.r Murchison , pourraient faire croire, que nous possédons une excellente Monographie de Moscou. Mais M. r d'Or- bigny n'a eu qu'une seule collection sous les yeux, souvent qu'un seul exemplaire et non des plus par- faits, de manière, qu'avec tout son grand mérite, le caractère de la formation jurassique de Moscou ne ressortirait que très imparfaitement de ce tra- vail, quoique fait de main de maitre. M.r d'Orbig- ny est certainement, de tous nos Paléontologistes, le plus savant, le plus exercé et celui qui com- bine plus que tous les autres naturalistes la con- naissance des pétrifications avec ce qu'une Zoo- logie profonde et comparée , suite d'un jugement admirable , peut nous apprendre. Mais occupé de tant de travaux divers , il se peut que le tra- vail sur la Piussie n'ait pas attiré toute son atten- tion, comme la nature développée dans ces régions le mérite. Il sera donc permis de faire quelques observations sur ses déterminations, que je prie la Société de vouloir bien accueillir avec indulgence, jusqu'à ce que je puisse lui présenter quelque chose de plus parfait.

Ammonites catenulatus Fischer. Belle ammonite, toute particulière aux environs de Moscou, qui se place très naturellement à la suite des Ammo-

247

nites de la famille des Falcifères. Ses lobes à dents pendantes, non roid.es, à base large, le prou- vent assez.

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JLa lace suturale ab oblique mais plane est tout à fait caractéristique pour les Falcifères , puis les stries qui sur une courte tige se tournent en courbe très prononcée vers le dos. Le dessin de M.r d'Orbigny les donne mal, comme n'ayant point de courbe. De vient , qu'il nie que l'Ammonite puisse entrer dans cette famille , et la place dans une des Glypéiformes à moi in- connue. Le rapprochement avec VA. Discus ne saurait être soutenu. Celui-ci appartient aux Amal- thées à lobes très différents.

Ammonites Lamberti. M.r d'Orbigny veut , que ce soit VA. Leachii de Sowerby et change ainsi d'un seul coup tout ce que tant de naturalistes ont coutume de regarder comme A. Lamberti. 11 est dans l'erreur; j'ai comparé, examiné les pièces d'Angleterre, et les figures de Sowerby elles mê- mes font voir assez facilement que VA. Lamberti est constamment à côtés presque plans , tandis que VA. Leachii a les côtés bombes. Il n'est pas

2*8

bon de changer des noms si généralement admis et adoptés.

Ammonites Tscliejfkini. C'est avec raison que M.r d'Orbigny sépare celte Ammonite , vraiment caractéristique du terrain, de VA. sublœvis , avec lequel je l'avais combinée comme variété, et décri- te fort au long Beytr. zur Geb. v. Russl. p. 31. \JA. sublœvis conserve un plan suturai constam- ment droit, taudis qu'il est plus ou moins bombé dans VA. Tschejfkini. L'ombilic de VA. sublœvis ressemble par cette disposition à un entonnoir les tours se placent exactement les uns sur les autres. Dès que le plan suturai est bombé, cette disposition disparaît et les tours se reconnaissent aisément. Les lobes sont absolument ceux de VA. sublœvis , jusque dans les moindres détails : VA. Tscheffkini fait donc le passage entre VA. sublœ- vis et VA. omphaloides. Des Macrocépbales.

Ammonites Pallasianus pi. 32. f. 1. Non en vé- rité. Cette Ammonite n'est nullement différente de VA. bifurcatus Schlolbeim, très fréquente dans les parties supérieures du Jura d'Allemagne. Le caractère essentiel, et fort marquant de cette es- pèce, est d'avoir Jes côtes très aiguës , bifurquées près du dos, de manière que l'intervalle entre les bras de la bifurcation reste beaucoup plus élevé que Tinlervalle entre les côtes mêmes. Elle est dé- crite Bucb, Jura in Deutscbland pag. 75. Des Pla- nulites.

Ammonites Panderi pi. 33, f. 3. est certainement

249

A. mutabllis Sow. si fréquent et si grand à Me- zières. Comme VA. mutabllis a été envoyé de Ga- rachowo, des exemplaires , qui pour Ja forme et les lobes ne différent point de celui des Arden- nes, porteraient à croire que VA. Pandcri en gé- néral devrait être réuni à VA. mutabllis. Des Pla- nulites.

Ammonites Kirghisensis est VA. apertus Buch, Russia 100, 103. C'est une variété on dépendan- ce de VA. Juson, dont les tours ne sont que peu enveloppés. Des Dentées.

Ammonites subcorclatus pi. 24, f. 6, 7. Il est étonnant que M.r d'Orbigny n'ait pas conuu une Ammonite si fréquente et si caractéristique pour le Jura. M.r de Sclilotheim l'avait nommée A. va- rians, nom dont^. varlans de la craie s'est emparé. Je Tai donc changé en A. a Iternans et figuré Pétrif. remarq. pî. 7. fig. 4. Ziethen pi. 15, f. 7. Quenstedt Wurtemberg p. 399. Beaucoup d'exemplaires, dus à l'obligeance de la Société, ne laissent aucun doute sur l'identité de l'espèce. Des Amaltbées.

Ammonites Brlghtii. C'est VA. hectlcus Reinecke très connue du Jura. Quenstedt "Wurtemberg pag. 366, 386. Ziethen pi. 10, f. 11. Des Falcifères. '

On facilite infiniment les descriptions et la pein- ture générale de l'espèce qu'on décrit, en com- mençant par désigner la famille à laquelle l'espèce, dont on veut donner une idée, doit être subor- donnée. On évite par de faire des rapproclie- mens inadmissibles de deux espèces peut être ap-

250

partenant à des familles très éloignées l'une de l'autre. M.r d'Orbigny , qui connaît si bien les Ammonites, donne rarement cette facilité à ses lecteurs.

Que n'a-t-on beaucoup de descriptions , aussi parfaites que celle de la Terebratula aptycha Fi- scber, acuta ! ( Bullet. d. 1. Soc. de Moscou 1844, 889.) Il est assez vraisemblable, qu'on trouve- rait des différences essentielles entre celle-ci et la T. acuta de Sowerby, mais sa description ne vaut pas celle de Moscou et sa figure, mal placée , ne donne pas assez de lumière , pour s'assurer de l'identité des espèces. Elle n'existe pas à Berlin. C'est une erreur, pag. 892,£que M.r de Buch ait dit qu'elle représente la T. varians, si commune en Allemagne. C'est la T. personata, qui s'empare de la place de la T. varians ; et celle-ci n'est cer- tainement pas rare en Russie ; elle se trouve de- puis Popilani jusqu'à Simbirsk et, n'en doutons , point, dans la vallée de l'Ileck. La figure grossie de M.r d'Orbigny n'en donne pas une idée très exacte. Il serait à désirer que nous vissions une description égale à celle de la T. aptycha de la belle Terebratula Fischer i des Moscovites , plus digne de porter ce nom, que la T. Fischeri d'Or- bigny, qui est trop voisine de la T. vicinalis Sclilo'th. pour pouvoir en être séparée comme es- pèce.

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Tome XIX.

ANNÉE 1M6.

II.

DE L1MPRÏMEEÏI! D'AUGUSTE SEMSUT.

1846.

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COUPE GÉOLOGIQUE DES ENVIRONS

DE M O S C O II.

Le travail que nous présentons n'a pour but que de servir d'explication à la seconde coupe que nous avons publiée Mr. Frears et moi ( Yoy. Bull, de Mosc. 1845 4). Ce but explique pourquoi nos descriptions, .ne tendant qu'à déterminer les fossiles , ne sont que rigoureusement suffisantes et ne sont pas aussi complètes qu'elles pourraient l'être. Nous n'avons figuré que les pièces peu connues ; toutes les fois que nous avons connu une bonne figure, nous nous sommes contentés de la citer. Enfin nous désirons vivement que les fos- siles que nous avons signalés comme nouveaux ne le soient pas, car, dans ce cas, ils n'auraient qu'une valeur zoologique et ne pourraient servir à une comparaison géologique quelconque. Quiconque appréciera l'absence d'ouvrages souvent nécessai- res, le manque de collections complètes, sentira la difficulté de bien^ distinguer ce qui est réelle-

415

ment nouveau. Nous prendrons pour base tous les travaux publiés sur la géologie de notre gou- vernement, ain,si que nos propres recliercbes pu- bliées Tannée passée. Ces dernières sont :

1. Discours sur les Animaux du gouvernement de Moscou, prononcé à la clôture du cours aca- démique de l'année scliolaire 1844—1845 (*).

2. Excursions géologiques dans les environs de Moscou, dont les résultats ont été exposés dans la Gazette de Moscou (**•] 1845. 51.

3. Excursions etc. Ibid. 92-93. (***).

4. Nouvelles excursions etc. Ibid. 128 , 133-134. (****>

5. Premier essai d'une coupe géologique des environs de Moscou, par Mr. Frears et moi , an- nexée aux extraits de mon discours.

Avant d'entrer dans la discussion des faits qui nous occuperont plus loin, faisons l'historique de la "géologie de notre gouvernement. Cette partie du travail comprendra :

1. L'exposé rapide des trois époques que nous croyons pouvoir signaler dans l'histoire. L/ap-

(*; O /KHBOTHMXT. MoCKOBCKOH ly 6 . , ptqt, II pOH3HeCeHHa a B'b

TopjKecTBeHHOMii CoôpaHiu MocKOBCKaro yHHBepcHTeTa, 16-ro Jkmh 1845.

(**) O recMormjecKHXT. aKCKypciaxi Bt OKpecTHocrflXT» Mockbm.

(***) Eoje 3KCKypcin no^T» Mockbok).

(****) IIpoAo^îKeHie 3KCKypciS 11041) RIockboio.

440

prédation des faits spéciaux accompagnera l'ex- position de ces derniers ;

2. Les coupes géologiques;

3. Les cartes géologiques ;

4. Les cartes topograpliiques ;

5. Les cartes géographiques, et enfin

6. Les collections géologiques provenant des en- virons de Moscou.

PREMIÈRE PARTIE.

A.

Historique de la géologie de notre gouvernement.

En jetant un coup d'oeil rétrospectif sur les re- cherches dont notre gouvernement a été l'objet, trois faits saillants nous montrent nos annales géo- logiques divisées en trois époques. Voici ces trois faits : Le voyage du Docteur Macquart, rOryctographie de M. Fischer de Waldheim, le séjour de voyageurs étrangers dans notre gou- vernement.

Première époque.

( Docteur Macquart )

Les recherches géologiques dans notre gouverne- ment remontent à cinquante ans , et le premier ouvrage sur ce sujet a été publié par le Docteur Macquart. Ce savant, Docteur-régent de la Faculté de Paris, etc., fit un voyage dans le nord par ordre du gouvernement français, et fit paraître ensuite son ouvrage à Paris en 17 89, sous le titre : « Essais, ou recueil de mémoires sur plusieurs points de mi-

447

néralogie, avec Ja description des pièces déposées chez le roi, la figure et l'analyse chimique de cel- les qui sont les plus intéressantes, et la topogra- phie de Moscou. » Cet ouvrage est accompagné de sept planches gravées. La topographie de Moscou parut aussi en allemand (Topographie von Moscau, mit vielen interessanlen statislichen Bemerkun- gen. Francfurt-am-Main, 1790).

M. de Buch fait mention ( * ) de l'ouvrage de Macquart comme faisant partie d'un grand Ouvra- ge ( Reise nach clem Nord en durch Fiebig, 1790), que nous ne connaissons pas.

Le livre du Docteur Macquart a cela d'émi- nemment intéressant, qu^il contient déjà clairement formulés les principaux faits de la science actuelle. Nous allons passer ces faits en revue et prouver ce que nous avançons. Ainsi le Docteur Mac- quart dit :

1. Que le terrain occupé par Moscou a été an- ciennement recouvert par une mer ; il établit ce fait sur la présence de fossiles marins ;

2. Que ces fossiles sont clairement répartis en trois roches différentes , le calcaire , la roche noire de Kharochovo , et un sable désagrégé. Ces trois divisions concordent parfaitement avec celles que nous admettons aujourd'hui et que nous appelons calcaire de montagne, formation jurassique, et diluvium.

( * ) Beitrœge etc, p. 69-

448

3. Que les fossiles du calcaire et de la roche noire se retrouvent aussi dans le sable désagrégé.

4. 11 décrit plusieurs fossiles avec assez d'exa- titude pour qu'il nous soit facile de les recon- naître , et accompagne sa description de figures qui leur donnent un nouveau degré de clarté. C'est ainsi qu'on reconnait dans la description et la fi- gure le Ghoristites mosquensis , deux Productus, le Chœtetes radians, ainsi que FAmin. virgatus, l'Ara, validus, et la Terebratula acuta.

5. 11 avait porté son attention non pas seule- ment sur la conformation extérieure et superficielle des fossiles, mais encore sur quelques points de leur structure intérieure ; ainsi il avait remarqué dans les Productus ce que nous appelons main- tenant les lobes hépatiques et attache des mus- cles, dans les Bélemnites il parle d'une pyrami- de, et dans les Ammonites d'un syphon.

6. Il signale déjà dans le calcaire les différen- ces du test des mollusques, tantôt composé de la substance primitive, tantôt silicifié.

7. C'est à lui qu'appartient le mérite d'avoir in- diqué Rhorochovo, qui est devenue localité clas- sique.

8. Il avait déjà signalé, comme caractérisant cet- te localité, les pyrites et les deux formes sous les- quelles ces dernières se présentent, ainsi que le gypse ( syénite ) du second étage.

9. La multitude de Bélemnites de cette localité ne lui a pas échappé.

449

10. 11 parle d'une antre localité qu'il dit in- téressante et qu'il appelle Oslrov, en la plaçant à 28 versles de Moscou , sur la rivière de la Mosk- va. 11 signale dans cette dernière localité un fait très important que nous tenons à rapporter avec ses propres expressions. «J'ai fait une remarque as- sez singulière sur cette colline, c'est que si l'on frappe avec un bâton sur le sol sableux, il reten- tit sous les pieds avec un bruit absolument sem- blable à celui qui a lieu lorsque l'on frappe de la même manière la solfatare près de Naples. Cepen- dant je n'ai pu soupçonner de volcan , parcequ'à l'exception d'une pierre ou deux , qui auront pu, quoique siliciées, en présenter quelqu'indice, rien d'ailleurs ne m'a pu confirmer dans cette opinion. J'ai fait creuser un trou de vingt pieds de pro- fondeur , dans Fendroit le bruit se faisait le mieux entendre, j'ai trouvé le même sable qu'à la surface du sol , et la même impression de bruit sourd s'est fait sentir.»

Personne n'a parlé depuis de cette localité in- téressante. Cependant nous croyons que le Dr. Macquart voulait citer Ostrovttsi , premier relai de poste sur la route de Bronnitzi ; du moins avons-nous remarqué le même bruit profond et sourd à trois verstes derrière ce village, de l'autre

côté de la rivière de xMoscou, au pied d'une élé-

* vation.

11. Enfin il décrit les différentes pierres à bâ- tir qu'on exploite aux environs de Moscou.

450

Ainsi non seulement la géologie commence, pour notre gouvernement, avec le Docteur Macquart, mais elle fait de prime abord avec lui un pas gi- gantesque. Si, dans l'ouvrage de Macquart, il n'y a pas encore de vues nettes sur la répartition des fossiles en différents étages caractérisés par eux, la faute n'en est pas au Docteur Macquart, mais bien à la science elle-même, qui ne soupçon- nait par alors le parti qu'on pouvait tirer des fos- siles pour établir l'âge respectif des couches.

La direction purement descriptive que nous venons de signaler dans l'ouvrage du Docteur Mac- quart, et qui est le caractère de cette première époque géologique, se retrouve dans quelques no- tices dues au célèbre Pallas, et contenues dans le récit de son voyage.

Seconde époque.

( M. Fischer de Waldheim. )

M. Fischer, appelé en 1804 à occuper une chaire de zoologie à l'Université de Moscou , porte son attention sur les productions de notre vaste em- pire, et particulièrement sur les fossiles de notre gouvernement. C'est pour réaliser ses vues scien- tifiques que Son Excellence fonda la Société des Naturalistes de Moscou en 1805. De cette époque commence une nouvelle ère pour» la géologie de notre gouvernement. C'est alors que parurent dans le Bulletin de la Société ces notices nombreuses

451

éclatent une sagacité hors de ligne et une per- sévérance infatigable. Les fruits des recherches in- nombrables de Son Excellence furent publiés dans le grand ouvrage de FOryctographie , qui remplit à lui seul cette seconde époque.

Le fondateur de notre Société devint aussi le fondateur de la géologie rationnelle de notre gou- vernement. 11 ne se borne pas à la description , à la classification des fossiles, mais il les répartit en groupes , et tire de cette répartition des conclu- sions pour établir l'âge géologique des roches ces groupes se présentent. Après une analyse la- borieuse la science arrive avec lui à une syn- thèse puissante, à une généralisation riche d'idées et de faits. Nous ne nous étendrons pas sur le mérite de ce grand ouvrage: nous nous bornerons- à reproduire ce qu'en dit un des plus grands géo- logues, un des plus savants paléontologues de no- tre temps, Léopold de Buch (*) « Le grand ouvra- ge de M. Fischer nous donne une idée très clai- re des formations dénudées aux environs de Moscou. »

Pour apprécier comme il convient le mérite de cet ouvrage , n'oublions pas que M. de Fischer avait à défricher un sol que personne n'avait tou- ché avant lui ( il nous semble en effet que l'ou- vrage du Docteur Macquart lui était alors incon-

(*) Beitrœge sur Bestimmung der Gebirgsformationen ira Russland. 1840. p. 67.

452

nu); il ne trouvait rien de fait, nuls précédents, aucune collaboration, et pas de collections. C'était donc pour lui une voie qu'il fallait se frayer seul, un édifice qu'il avait à élever sans trouver aucune aide autour de lui , et dont il devait rassembler les matériaux avec des moyens pécuniaires très in- suffisans. Aussi son ouvrage fut-il extrêmement goûté : on en publia plusieurs extraits dans diffé- rentes feuilles périodiques, le Journal des Mines, le Journal des Ingénieurs, la Gazette de notre ca- pitale et celle de notre gouvernement. L'impulsion que cet ouvrage imprima aux progrès de l'His- toire Naturelle fut éminente. Des officiers du corps des mines furent envoyés pour étudier notre gouvernement d'après les indications de l'Orycto- grapliie. L'attention de savants illustres fut atti- rée sur le sol de notre pays. L'effet de l'ouvrage fut tel, qu'il se forma une société de savants voya- geurs qui vinrent étudier notre sol. C'est donc encore à M. de Fischer que se rattache la troisiè- me époque.

Troisième époque.

C'est à cette troisième époque qu'apparaît la géologie de notre gouvernement comparée à celle de contrées déjà parfaitement connues et décri- tes. Quelques savants pour lesquels la géologie était depuis longtemps un objet constant d'étu- des dans leur pays , formèrent une société pour l'exploration de la Russie ; c'étaient MM. Murchi-

453

son, de Verneuil, Keyserling, Blasius, auxquels se joignit comme compagnon el comme guide Mr. le Baron de MeyendorfF.

Ce projet de voyage reçut d'augustes encoura- gemens et des secours de tous genres. Sa Ma- jesté voulut bien mettre à la disposition de ces Messieurs toutes les Collections de l'Empire , et leur accorda même des secours pécuniaires ; on facilita leur voyage en leur donnant com- me interprète un officier supérieur des Mines. Toutes les découvertes antécédentes, tous les tra- vaux commencés furent mis sous leurs yeux. Ce voyage , entrepris sous des auspices si favorables, dura deux ans (l 840— 41). En 1844—45 parurent deux ouvrages , l'un de M. le Professeur Blasius, l'autre de MM. Murcliison, de Verneuil , et Key- serling; ce dernier présente un véritable intérêt géologique , tandis que le livre de M. Blasius ne fait qu'effleurer quelques points de géologie. Ar- rêtons-nous sur la partie de l'ouvrage de M. Mur- cliison qui traite de notre gouvernement , pour l'étude duquel M. Erears envoya en Angleterre les fossiles les plus importants , fruits de ses re- cherches de plusieurs années M. Auerbach et nous mêmes, nous nous sommes empressés de leur envo- yer des dessins de fossiles et les résultats de dé- couvertes faites après leur départ. Notons encore qu'à la composition de cet ouvrage ont pris part plus de seize savants, dont plusieurs occupent les premiers rangs dans la science : Murcliison , de N' IL 1846'. 129

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Verneuil , Keyserling, d'Orbigny, Gôppert, Bron- gniart, Owen , Mantel, Agassiz, Landsdale, Lindley, et autres. L'ouvrage a été imprimé avec tout le luxe possible eu- Angleterre et en France.

Nota. M. Murchison, dans une lettre adressée au Docteur Leonhard de Heidelberg Ç), annonça la publication de son ouvrage (**) pour le mois de Mai \ 845. Nous ignorons si cette publication eut réellement lieu à cette époque, mais il est parfaitement à la connaissance de la Société que l'ouvrage de M. Murcbison n'est parvenu à Moscou que vers les dernières semaines de l'année-, si donc il se trouve dans le discours prononcé par nous à la séance publique de l'Université le 16 Juin de la même année , quelques faits géologiques, quelques appréciations, quelques vues identiques avec celles de l'auteur anglais, nous croyons que personne ne pourra voir dans cette circonstance naturelle quelque chose qui ressemble à une compilation.

Passons aux coupes et aux cartes qui ont trait à notre gouvernement. , ou du moins au bassin géologique dont il fait partie, et finissons par les collections.

B. Coupes géologiques.

1. Coupe locale a. de Grigorowo, b. de Vassili- ewskoë, c. de Kainardji, d. de Véreia. Voir l'Oryc- tograpbie, tab. F et P indiquant les terrains d'ail uvion et l'étage supérieur du carbonifère.

2. Coupe idéale depuis Moscou jusqu'à Bélëw

(*) Bronn's N. Jahrb 1845 Heft. 3. p. 30t. ( ** ) The Geol. of Russia in Europe etc.

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basée sur les observations de Murchison , de Verneuil, de Blasius et du Comte Keyserling, pu- bliée pour la première fois dans le Journal des Mines: 1842. 1. avec texte explicatif, et publiée en second lieu, avec une légère correction dans la coupe, mais avec le même texte , dans le 1er Num. du Bull, de Moscou, 1842.

On trouve dans ce travail deux points qui doi- vent être rectifiés: 1. le Grès de Tatarowo et de Litkarino est indiqué comme tertiaire ; il a été reconnu depuis qu'il est jurassique, 1. Fétage à Productus gigas est superposé à Fétage à Cho- ristites mosquensis, tandis que Fordre est absolu- ment contraire.

3. Coupe générale du Bassin de Moscou publiée par M.r Helmersen , en 1844 dans FAnnuaire du Journal des Mines de Russie pour l'année 1841.

Elle embrasse tout l'espace compris entre S1. Pétersbourg et Orel. Elle est malheureusement trop peu détaillée, mais exacte.

4. Plusieurs coupes ajoutées à la carte géogno- stique du lieutenant Olivieri, 1844.

Ces coupes ont été faites sur les gouverne- ments de Moscou, Kalouga, Toula , Rézan et Nij- ni-Nowogorod. On ne doit les consulter qu'avec beaucoup de précautions, car elles ne donnent que les caractères lithologiques , et encore ces carac- tères sont-ils quelquefois contestables (*).

(*J Une légère critique en a été publiée par Mr. Jazikow

( M0CKBHTflHHH3> 1844 j\° 4).

29*

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5. Coupes locales publiées par le Professeur Blasius , dans son Voyage en Russie (*). 2e vol. savoir :

a. Rive droite de la Paklira près de Podolsk. (pag. 4.).

b. Coupe de l'Oka près de Tarouza. ( pag. 11. ).

c. Coupe de l'embouchure delaSvinika. (pag. 16.).

d. Coupe de l'Oka près du village de Kaissagori et de la ville d'Aléxine. (pag- 18.).

e. Coupe de l'Oupa près du bourg de Voskrés- senskoë (pag 37.).

f. Coupe de l'Oka près de Kalouga ( pag. 58. ). Toutes ces coupes présentent les couches des

environs de Moscou et quelquefois l'étage infé- rieur du carbonifère et le dévonien sur lequel il repose.

6. Coupe de la rive droite de la Prikcha et des houllières du gouvernement de Novogorod, faisant partie de la Description de l'empire de Russie par Guedéonow et Pouchkareff 1845 (**).

7. Premier essai d'une coupe géologique des environs de Moscou par MM. Frears et Rouillier, (***) jointe au Discours.

(*) Reise im Europ. Russland. Brauuschweig 1844. Vol. I. II.

( ** ) Pa3pt3i npauaro 6epera IIpiiKaiu ir MtcTopoJKaeHifl Ka- MeHnaro yr^a 01. Horioropo^cKon ryôepuiti. JlpH^oaceHi. kt. nep- Boiay BbinycKy : Onucanie PoccifiCKofi HiunepiH , H34aB. T. ITyui- KapeEtTMx u reAeoHOEBiMt..

( *** ) reo^orH'iecKifi pa3p E3b no»iBT. o6na;KeHHMXï> bi oicpecTHo-

CTJlXt MOCKBM.

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8. Coupe géologique des environs de Moscou par les mêmes, Bull, de Moscou 1845. 4.

9. Ajoutez quelques coupes reproduites dans l'ouvrage de M.r Murchison.

G. Cartes géologiques.

1. Carte générale du gouvernement de Moscou cle rOryctographie 1830 37.

2. Carte locale des environs de Tatarowa ( Oryct. Tab. B ). Les couches tertiaires de Troi- tskoë ne sont point indiquées sur la carte, qui, ainsi que les trois suivantes, sont surtout géographiques.

3. Carte des environs de Zvénigorod. (Ibid. Tab. C). On n'y trouve pas les calcaires lacustres sur la Mojjenka et Jernovka qui sont cependant indiqués dans l'ouvrage.

4. Carte du village de Kaïnardji (Ibid. Tab. D ). On remarque au village de Bouschevoë un ter- rain crétacé qui n'a pas été signalé depuis cette publication.

5. Carte des villages de Vassiliévskoë et de Gri- gorovo ( Ibid. Tab. E ).

6. Carte de la Russie méridionale publiée par Léopold de Buch et jointe à ses Recherches sur les formations de la Russie 1840. (Tab. 4. )-(*).

(*) Beitraege z. Bestimmung d. Gebirgsformationen in Russ- land. Aus Karsten's Archiv f. Minéralogie, Geognosie, Berg- bau und Hùtlenkunde. Tom. XV. Berlin 1840.

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Quoique l'objet spécial de cette carie soit les formations de la Russie méridionale, elle indique cependant le gisement du jurassique dans le si- stème de l'Oka et sur la rive droite du Volga, ainsi que le terrain crétacé, dans un développement assez étendu dans les environs de Moscou même.

7* Carte géologique de la Russie d'Europe dres- sée par le Baron Alexandre de Meyendorff. Cette carte n'a pas été publiée, mais nous sommes cer- tains qu'elle existe , puisqu'il en est fait mention par M.r de Meyendorff lui-même dans une lettre adressée à M.r Erman (*). Le Comte de Keyserling remarque qu'elle a été présentée à la Société géo- graphique de Berlin en Fév. 1841.

Cette carte a été également communiquée à M.r Elie de Beaumont (**).

Enfin le Professeur Blasius signale également l'existence de cette carte en ajoutant qu'elle a servi de base à la carte de M.r Erman (*) dont nous parlerons plus bas.

8. Carte de la Russie d'Europe publiée en alle- mand par le Sous-lieutenant Helmersen : 1841. Le texte explicatif a été inséré dans le 4 du Journal des mines 1841.

( * ) Erman's Archiv f. wisscnsch. Kunde von Russland. 1841. Ueft I. p. 68.

(**) Bull. d. Mosc. 1841. p. 872.

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Les confins du bassin de Moscou à l'est, ou plutôt la rive gauche du Volga, présentent sur cette carte, dans quelques localités, un terrain cré- tacé qui n'existe pas d'après M.r lazikow (**),

9. Carte de la Russie d'Europe par M.r Ennan

Cette carte est fondée sur les cartes et les tra- vaux précédemment publiés par d'autres. L'auteur divise la Russie d'Europe , sous le rapport géolo- gique, en quatre régions : a. région fîno-boréale ; b. région centrale ( Mittel-Region ) à laquelle appartient le bassin de Moscou, c. région Méridio- no-Caucasienne ; d. région Orientale, ou de l'Ou- ral Occidental (****).

10. Seconde carte de la Russie d'Europe par M.r Helmersen , 1844, essentiellement corrigée: Annuaire du Journal des Mines de Russie pour l'année 1841.

11. Carte géognostique de quelques parties des gouvernements de Moscou, Kalouga, Toula, Rézan et INijni-Novogorod, par le sous-lieutenant Olivi- eri. Cette carte, bien qu'elle ne soit pas exempte de toute incorrection géologique, peut cependant

( * ) Reise etc. II. p. 368.

(**) Bull. d. Mosc. 1843. p. 327. sq. Mockbiitiihhhx 1843.

(*** ) Archiv. etc. 1841. Heft I.

(**** ) Archiv. ibid. p. 71.

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être utile à ceux qui parcourent ces gouverne- niens, parce qu'elle signale les localités intéres- santes que l'auteur n'a pas analysées lui-même.

12. Carte annexée à l'ouvrage de M.r Murchi- son. Elle ajoute quelques détails concernant la re- partition du jurassique.

1 3. M.r Boue a compris le gouvernement de Moscou dans son «Essai d'une Carte Géol. du glo- be terrestre. »

D. Cartes topographiques.

Nous possédons trois cartes topographiques du gouvernement de Moscou, dressées toutes les trois par ordre du gouvernement :

1. Carte topographique des environs de Mos- cou, 1818, par les officiers du corps des Ingéni- eurs-Topographes et gravée en 1823 (*). Quatre feuilles. Elle s'étend sur un rayon de dix verstes partant du centre de la ville.

2. Carte topographique des alentours de Mos- cou publiée en 18*25 par le Dépôt géographique (**). Elle s'étend sur environ quinze verstes, mais

( * ) TonoaparfjauecKa/i n.apma OKpeciiiHOcmeà MocKSbi, CHaTaa otHuepasifi KiiapTiipMencTepcKOH qacTH is-l 18 1S ro4y, h rpaBH- pocaHHaa et> Bochhomi> Tonorpa<DimecKOMï. ^eao npn T^aBHOMi. IIlTaôu Ero H&in. Bejii'iecTHa, bt> 18*23.

(**J TonozpcwfiiviccKa/i napma oupecinHOCinek Mocueu , H3A« Feorpa'MmecKnMx Aeno, 1825 rcy-y.

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seulement sur la partie N O du gouvernement en suivant le cours de la rivière.

Nous devons ajouter aux deux cartes précéden- tes: un plan topographique de la ville même et du cours de ses rivières.

3. Plan de la ville de Moscou dressé en 1811, très-important en ce qu'il indique quelques riviè- res qui ont maintenant disparu et nous fait con- naître les modifications apportées au courant des rivières de la Moskva et de laousa.

4. Plan de la ville de Moscou publié en 1843 par M.r Khavski (*) à l'échelle de cent sagènes par pouce anglais. Il est remarquable en ce qu'il nous donne la répartition des terres labourables et marécageuses, des ruisseaux et des petites rivières. L'auteur s'occupe maintenant d'une nouvelle pu- blication de ce plan avec additions et corrections.

Nous ne signalerons pas ici quelques plans dressés sur une échelle trop réduite pour nous être de quelque utililé.

5. Tracé du cours de la Moskva depuis sa source jusqu'à son embouchure, à l'échelle de 8 ver- stes par pouce anglais. Ce travail est encore inédit, mais on peut le voir dans les bureaux des Topo- graphes de Moscou (**).

6. Tracé du cours de la même rivière depuis

(*) II^aHii ciojtiiJHaro ropo,4a Mockbm. H34. XaBCKiS. ( ** ) Mea<eBan HaHucinpia.

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Moscou jusqu'à sou embouchure (*), sur une échelle infiniment plus grande (100 saj.par 1 pou- ce). Ce beau travail nous donne non seulement le cours, mais encore la direction de tous ses afflu- ents, l'escarpement de ses rives, la nature des ter- rains, la largeur et la profondeur des eaux et jus- qu'aux îlots qu'elles forment. En vingt-deux gran- des feuilles, non imprimées, également dans les bu- reaux des Topographes de Moscou. Ce tracé est accompagné d'une explication , sous le point de vue économique , des productions naturelles des eaux et de l'emploi qu'en font les riverains.

7. La partie du courant de la Iaouza qui tou- che la ville, annexée au travail de M.1 Gastew (Ma- tériaux pour la statistique et la géographie de la ville de Moscou (**) ). Quoique ce tracé soit dressé sur une échelle très-petite, il est réellement important par suite des modifications continuel- les qu'éprouvent cette rivière, et qui en amèneront probablement la disparition absolue. Ce tracé a été relevé en 1794.

E. Cartes géographiques.

Parmi le grand nombre de cartes imprimées du gouvernement de Moscou, bien peu peuvent nous être de quelque utilité. La plus détaillée

( * ) ÀT-JaCT. MOCKBBI pEKH. TaMt ÎKC

( ** ) MaTepiJIJLI AJH IICMHOH CpaBHHTCibHOiî CTaTHCTHKH MoCK-

Btj. lIacTb ncpBaa. MocKBa. 1841. CTp. 153, «lepTeaçt 8.

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est celle qui fait partie de la grande collection des cartes de l'Empire connue sous le nom de : Car- tes de la Russie en (*) 100 feuilles.

Il existe en revanche cinq caries non imprimées appartenant aux Bureaux des Topogra plies et qui peuvent être de la plus grande utilité sous le rap- port géologique. Ce sont:

8. Carte de chaque Gouvernement, à Féchelle de 8 verstes par pouce (**).

9. Carte des Districts (***); 4 verst. par pouce.

10. Atlas des Districts (****); 2 verst. par pouce.

11. Plan général des Districts (*****); 1 verst. p. pouce.

12. Plan spécial des villages (******), 100 sag. p. pouce.

F. Collections géologiques.

1. La plus importante des collections de Moscou